Plaidoyer pour une PNL professionnelle et créative

Petit plaidoyer pour une PNL et la promotion de la communication Orientée vers les réalités de la vie au travail et plus globalement de la vie en société.

Plus de 30 ans déjà !

 Emergée des états unis autour des années 1976, la PNL a été introduite en France dans les années 1980. D’abord outil de thérapie et de développement personnel, la PNL a été progressivement investie par les formateurs et coaches professionnels pour répondre aux besoins de l’entreprise ou de toute organisation publique, sociale .Ce fut d’abord des travaux orientés vers la vente et puis ensuite le management des hommes (le manager coach).

Elle s’attache particulièrement à la communication au profit du bien commun, au développement de l’intelligence collective, à la capacité à négocier pour mieux vivre ensemble et enfin à la nécessaire promotion à la qualité de la vie au travail.

Apres les premières années de l’existence de la PNL, et l’enthousiasme quelque peu candide qu’elle a suscitée à l’époque (mais ô combien fécond au plan de la diversité des idées et de la créativité), les acteurs de cette approche se sont largement professionnalisés. Des programmes de formation bien structurés, des titres RNCP ont émergés. On retrouve la PNL dans plusieurs référentiels dans des modules de formation professionnelle et de l’alternance. La PNL serait-elle entrée dans l’âge mûr. Oui si à 30 ans on est mûr ! Oui aussi, si « mûr » ne signifie pas entrer dans la torpeur de la routine et de l’endormissement !

Les défis du présent et du futur: Souffrance relationnelle, Solitude, souffrance physique et psychique, perte de sens…

 Elle a toutefois, à sa mesure (il ne s’agit pas là de faire l’apologie de la PNL, il y a bien d’autre disciplines pertinentes et utiles), un vrai rôle à jouer pour répondre aux grands défis au plan humain rencontrés dans la la vie économique, la réalité sociale, le travail en équipes, lui-même à géométrie variable avec ses structures hiérarchiques verticales, transverses, matricielles, multiculturelles … qui ne manquent pas de déstabiliser les hommes et le femmes, de faire perdre tout repère classique et souvent d’entraîner de la souffrance.

Les maladies, professionnelles ou non, sont là pour en attester: burn-out, dépressions, maladies psychosomatiques, mal de dos, capsulites … et parfois cancers (sans que le lien de cause à effet soit aisément démontrable).

Il est urgent de développer une nouvelle organisation où on se parle avec authenticité, où on se parle régulièrement, souvent, où on peut exprimer ses émotions, sa météo personnelle, où on apprend à négocier vraiment des règles de vie respectueuses (au delà des belles chartes affichées dans le hall de l’entreprise). Où on apprend à se reconnaître positivement, à s’encourager et non pas seulement à afficher compétitivement les performances ou contreperformances de chacun, à commenter les indicateurs de non qualité (en passant allègrement sur ce qui fonctionne !). Où on avance et progresse ensemble et non pour ses seuls intérêts.

Il est urgent de donner aux managers, teams-leaders, animateurs, coordinateurs… un vrai espace pour manager, c’est à dire faciliter les choses pour l’équipe.

Un manager dont la fonction principale sera de favoriser l’expression et pas seulement une responsable qui multiplie les réunions interminables…autant qu’inefficaces. Un manager coach, mentor, sponsor qui guide, qui donne envie de faire et non pas un manager qui … ne manage pas, soit parce qu’il ne sait pas le faire, soit qu’il ne le peut pas eu égard à sa charge quotidienne, soit qu’il s’est renfermé sur ses objectifs personnels… Un manager qui permette une véritable coopération.

Il est urgent d’apprendre à repérer les signaux faibles de la démobilisation, de la démotivation et de favoriser le dialogue constructif, exempt de langue de bois et son lot de conformités. Il est temps d’entraîner l’adhésion et de permettre de dépasser les inévitables contradictions quotidiennes qu’impose la complexité de la vie : très difficile de tout coordonner de façon cohérente. Apprendre à donner un sens motivant à l’action.

Il est temps de développer une relation avec zéro conflit non résolu. Il est temps de considérer le conflit comme un accident relationnel qu’il faut traiter avec professionnalisme plutôt que de le dénier ou de le rationnaliser ou encore de renoncer, souvent par peur, de le traiter.

Il est temps de permettre à chacun que le changement, c’est la vie et qu’il nous faut ensemble accroître nos compétences, notre confiance et estime de soi pour l’affronter. De développer notre flexibilité, de se prendre en main.

Des équipes où il fait bon vivre…

Ce tableau est un peu sombre : heureusement de nombreux dirigeants ou plus simplement des managers  « éclairés »  ont su mettre en œuvre des comportements, des actions, une politique qui ont impactés chacun et chacune dans des groupes, des équipes où il fait bon vivre. Des contextes épanouissants où sentiment d’exister, de plaisir, de présence à l’autre, d’autonomie et de confiance prédominent.

 

Plaidoyer pour une PNL professionnelle créative
« Quand j’étais petit, ma mère m’a dit que le bonheur était la clé de la vie. A l’école, quand on m’a demandé d’écrire ce que je voulais être plus tard, j’ai répondu « heureux ». Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question, je leur ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie. » John Lennon

Le  Bonheur Minimum Brut. Elaborer de nouveaux indicateurs !

Il est temps de passer à une communication collective, multiple où z, y et autres x s’écoutent. Il est temps de focaliser l’attention sur le bien-être commun, la cohésion.

Pourquoi ? Au delà du simple bon sens, tout simplement parce que nous n’avons pas le choix ! La créativité, l’innovation, la santé mentale, physique impliquent de sentir bien, d’aller vers un minimum de bonheur.

Une communication responsable, des compétences pour confronter les difficultés.

 La PNL propose une approche optimiste (et non béate !), humaniste et proactive de la communication autant en prêtant attention aux mots qu’à la façon de les dire. Une approche fondamentalement coopérative et constructive, responsable. Une approche qui intègre que nous ne pouvons exister sans l’autre. Qui comprend que nous unis par un lien d’interdépendance.

La PNL prend en compte la dimension subjective de l’être humain, son unicité, son originalité, considère sa dimension comportementale et émotionnelle. Elle considère l’être humain comme le 1er acteur de sa destinée.

Elle s’attache à souligner nos compétences et celles des autres. Et ainsi à s’inspirer de l’excellence des uns et des autres.

Elle propose aussi (mais seuls, les acteurs que nous sommes disposent…) des pistes de résolution pour répondre aux grandes catégories de conflits.

A titre d’illustration sommaire, nous en citons trois : Citons d’abord les « malentendus » : on se comprend pas, nous ne percevons la même réalité et nous contestons la perception de l’autre …qui a tort ! Un deuxième type de conflit particulièrement douloureux : celui lié à la non reconnaissance, la critique mal formulée ou pire l’indifférence (le sentiment de ne pas exister) qui peut mener parfois au pire. Une troisième catégorie est le conflit d’intérêt qui nous entraîne dans la « guerre », une logique stérile de compétition et qui souligne notre incapacité à négocier. Pourtant, tôt mais souvent (trop) tard il faudra bien signer une armistice, fruit du seul rapport de force, et son lot de frustrations… Que d’énergie gaspillée…

Oui, la PNL par son fondement philosophique, écologique, respectueux de l’autre, les méthodes qui en découlent peuvent, encore une fois à sa mesure, contribuer activement à cet art du vivre ensemble. A développer la prise en compte de l’altérité. Et a développer un authentique bien-être ou en tous cas un « meilleur » climat, une météo plus clémente, plus entraînante, plus heureuse.

C'est dans cette direction, dans cet état d'esprit que nous dispensons nos formations professionnelles en PNL, avec la volonté de rendre nos programmes inspirés par cette philosophie et notre ferme attention pour les adapter avec pragmatisme à la vraie réalité de la vie vécue au quotidien par nos stagiaires qu'ils soient collaborateurs, managers ou encore consultants, formateurs ou coaches. Tout en prenant de la hauteur et du recul sur leurs pratiques.

 

© Gilles Chessebeuf 2017

 

 

 

 

 

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